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Dyson Art Work

Créer · Détruire · Reconstruire

L’Arche de Dyson

L’Arche de Dyson est un univers post-apocalyptique où l’Humanité, après avoir détruit la faune sauvage, tente de recréer des animaux sous forme de cyborgs. Ces créatures, réanimées par l’intelligence artificielle, finissent par se retourner contre leur créateur. Chaque sculpture est un fragment de cette arche : une arche qui ne sauve pas l’Homme, mais qui préserve la mémoire du vivant sous une autre forme.

Mon geste artistique est rituel : créer, briser, reconstruire. Je modèle en argile, je détruis volontairement, puis je recolle en laissant les fissures apparentes. Ces cicatrices parlent de résilience, mais aussi d’un pouvoir créateur : comme un dieu, je choisis la vie et la mort de mes œuvres. En les détruisant puis en les ressuscitant, je les rends immortelles. Elles ont traversé leur propre mort et survécu : c’est ma manière de lutter symboliquement contre la mort et d’inscrire la trace visible de l’immortalité.

Ainsi, les animaux-cyborgs de L’Arche de Dyson ne sont pas seulement des visions futuristes. Ils incarnent une tension universelle : entre destruction et renaissance, fragilité et puissance, mémoire et réinvention.

  1. ICréer
  2. IIDétruire
  3. IIIReconstruire

I · Destruction

L’Arche de Dyson

Dans un futur où l’Homme a détruit l’essentiel du monde vivant, j’imagine une arche peuplée d’animaux cyborgs.

Ces créatures ont été conçues pour réguler la planète. Pour permettre à la nature de reprendre sa place, elles doivent contrôler la principale cause de sa destruction : l’humanité. Leur mission est donc de réduire la présence humaine, quitte à en détruire une partie.

Cette arche n’est pas destinée à sauver l’Homme.

Elle est destinée à sauver le vivant de l’Homme.

Chaque sculpture est un fragment de cette histoire. Je modèle l’animal et la machine en même temps. Une fois l’œuvre terminée et sèche, je la casse volontairement avant de la faire cuire. La cuisson la détruit parfois davantage, jusqu’à la faire exploser.

Je récupère ensuite les débris et je reconstruis la sculpture sans chercher à effacer ce qu’elle a traversé. Je conserve les fissures, les trous et les parties manquantes. La peinture révèle enfin la machine déjà présente dans le modelage.

Depuis tout petit, j’ai souvent cassé les objets auxquels je tenais, par maladresse, mais aussi par colère, frustration ou tristesse. Une fois cassés, ils étaient perdus.

Avec mes sculptures, rien n’est définitif. Je peux les créer, les détruire, récupérer leurs morceaux et décider de leur redonner vie. Je garde ainsi un contrôle total sur ma création, jusque dans sa destruction.

Créer. Détruire. Reconstruire. Devenir immortel.

C’est ma manière de réparer une partie de mon enfance, de lutter contre la mort et de laisser quelque chose qui vivra après moi.

II · Reconstruction

(Reconstruction)

Ce chapitre s’écrit.

Les fragments de L’Arche

2015–Aujourd’hui

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